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vendredi, juillet 13, 2012

The Murderburgers : Critique «How to ruin your life».

Ça y’est, l’univers du pop-punk underground vient tout juste de refaire surface en grand avec le tout dernier des Murderburgers soit le plus qu’excellent « How to ruin your life ».

Ce trio formé en 2007, dans leur ville natale de Glasgow en Écosse (oui, oui un des membre est roux), nous arrive donc avec leur quatrième opus toujours sous la bannière « Monster zero » (en Europe pour le CD et sur « All on vynil » pour la version Vinyle) qui appartient à nul autre que Kevin Apers lui-même (Merci d’avoir détruit ma salle de bain et d’avoir pissé partout sur le plancher asshole !) et cette fois, il frappe fort.

« How to ruin your life » est tout ce dont ont peu s’attendre d’une formation aussi incroyable que celle des Murderburgers. Un album achevé et mature qui vous rappelle pourquoi vous avez adhéré au punk rock quand vous étiez jeune et insouciant. Un son jovial, festif et sans l’ombre d’un compromis quel qu’il soit. Cet album est un chef-d’œuvre dans son genre.

De courtes chansons rapides, « tights » et mélodiques comme ce n’est pas permis. Les textes sont hilarants et traitent du fait d’être socialement retardé, complètement fauché, mentalement instable autant en tournée que dans la vie de tous les jours et, pour tout dire, les Murderburgers se définissent comme suit : Pensez au groupe le plus optimiste auquel vous pouvez penser, celui qui aime vraiment le soleil et le beau temps et qui sait qu’à la fin de la journée tout finira par s’arranger et que tout rentrera dans l’ordre. Eh bien, nous sommes totalement l’opposé (traduction libre depuis bubblegumpoppunk.com).

Ce sont vraiment de joyeux numéros (!) et vous ne pourrez vous empêcher d’être hypnotisé par leurs approches avec la scène et le punk rock en général. Ceci étant dit, « How to ruin your life » débute sur une pièce instrumentale d’une minute sept secondes et donne aussitôt le ton de l’album. En effet, bien que cette musique soit exempte de toute prétention, ils ont tout de même prit l’enregistrement au sérieux et ça s’entend. La production est carrément explosive.

La guitare est calibrée à la quasi-perfection et j’adore le choix de l’« overdrive » utilisé. Elle est un peu comme du beurre d’arachide « crunchy » si je peux me permette la métaphore. Ce que je veux dire, c’est qu’elle garde un côté croquant malgré qu’elle reste tout de même avec un fond crémeux qui vous fouette les papilles auditives mais qui ne s’empâte pas en bouche, si vous voyez ce que je veux dire… Non? Peu importe! Ça sonne bien en Tab*!$?#\%.

La sonorité de la basse enveloppe parfaitement celle de la batterie (Stuart Roughburger) et ils viennent formés à eux deux une section rythmique des plus intéressante qui cadre parfaitement avec la sonorité de la guitare. Soulignons aussi le fait que les cymbales sont utilisées de façon plus que parfaite et exactement là où il le faut. C’est vraiment du bon boulot tout ça !

Les voix de Fraser Murderburgers (Guitare) et de Steve\Captain Tom (Basse) sont aussi impeccables. Bien qu’aucun des musiciens de ce groupe ne m’apparaissent à prime abord (mais allez donc savoir !?) comme des virtuoses, je suis obligé d’avouer qu’ils maîtrisent parfaitement leur vocal et les harmonies qui en découlent sont plus qu’excellentes et c’est, à mon sens, un de leurs points forts.
La façon que les paroles sont posées sur la musique est toute sauf ennuyante et les refrains qui sont bourrés de chœur ne pourront faire autrement que vous rester dans la tête des jours durant tellement ils sont accrocheurs.

Après « It’s Burger time », l’introduction instrumentale, c’est avec la pièce « Unemployment, here I come » qu’on se fait renverser. Quelle chanson !!! Je ne vous dis pas ! Une minute cinquante et une secondes de pur délice.

Bon d’accord, on ne réinvente pas la roue ici mais c’est tellement rafraîchissant d’entendre autant d’énergie et de conviction que celle qui est déployée par les membres de Murderburgers qu’on se laisse convaincre à l’instant ou la batterie entame sa cadence et au moment où la troisième piste débute vous savez que vous avez entre les mains un album qui deviendra un classique instantané dans son genre tellement vous serez encore essoufflé par la finale de ce titre.

« My head is fucked again », troisième piste du LP, est un peu plus posée. Elle est plus lente mais respecte tout à fait la formule pop-punk établie depuis fort longtemps. Une chanson « sing along » que la formation se fera un plaisir de chanter avec une foule déjà bien réchauffée de boissons alcoolisées.

On reprend ensuite la tempo pour « I don’t wanna dance with you tonight ». J’adore tout simplement cette piste. Tout y est. Le fouet de la guitare, l’énergie des chœurs et l’harmonie des voix. La batterie exercée au métronome et les pseudo-solos qui font tout le charme du punk-pop underground se laisse entendre pour créer un hymne à l’échec de l’amour.
La suite logique de cette chanson s’inscrit tout de suite après et je fais référence à « You’ll have no fun without me ». Une délicieuse ballade digne des plus mémorables chansons de Screcching Weasel ou encore des Queers. Tout simplement génial.
Pour ma part, je savais que j’allais adorer cet album mais jamais autant que c’est le cas en ce moment et c’est officiellement avec la sixième piste de ce petit gemme, soit « Broken brain », que j’ai décidé d’en faire la critique. « Broken brain » est une des meilleures chansons de ce style musical que j’ai eu la chance d’entendre depuis « dix neuf cent fait plus ».
Elle me ramène exactement au même sentiment qu’à l’époque où j’ai entendu le légendaire « Death By Television » des Lillingtons. À tel point que je me demande s’ils n’ont pas tout simplement fait une sorte d’hommage à ce groupe culte.

La basse et la batterie qui débute le tout avec cette subtile ambiance chevaleresque avant de laisser Fraser Murderburgers nous répéter « I’ve got a broken brain, Go !» pour nous amener vers une guitare et un couplet enragé qui démontre à tous les égards et sans aucun doute que ce groupe maîtrise à la perfection l’art qu’il pratique. C’est vraiment, vraiment quelque chose et je ne peux absolument pas m’empêcher de la faire jouer encore et encore.

Pour être franc, je ne trouve absolument rien de mal à dire sur ce disque alors rien ne sert de passer en revue les 15 pièces qui composent « How to ruin your life » parce qu’elles sont toutes aussi incroyables les unes que les autres et je les aime toutes sans exception. Je vous laisse donc le plaisir de les découvrir par vous-mêmes.

Maintenant et tout ceci considéré, je comprends que cette critique est tout sauf objective et que je dois avoir l’air d’un parfait attardé complètement hors de lui-même devant « How to ruin your life » mais, croyez-moi, ce disque est aussi bon que je le prétends, je vous jure!

Évidemment, vous devez déjà apprécier ce style musical pour être en mesure de comprendre l’étendue des mes propos et ce que j’entends quand je parle de chef-d’œuvre. Si c’est le cas (et même si ce ne l’est pas) et si jamais les Murderburgers avait glissé entre vos doigts d’adepte de pop-punk, vous n’avez plus aucune excuse à partir de maintenant et je vous somme d’aller encourager les Murderburgers qui nous prouve encore une fois qu’il non rien a prouvé et qu’il sont tout simplement une des meilleure formation pop-punk underground en ce moment. Ce n’est pas compliqué, cet album est excellent sur tous les angles, point barre.

Je vous conseille donc fortement de porter une oreille à « How to ruin your life » ou encore à leur discographie qui comporte déjà quatre LPs ainsi que quelques 7 pouces et splits dont leur plus récent avec l’excellente formation autrichienne « Dee Cracks ».

Si je n’ai pas réussi à vous convaincre, vous pouvez toujours allez vérifier par vous-même avant de dépenser vos dollars durement gagnés puisque que vous pouvez écouter la totalité de « How to ruin your life » sur leur Bandcamp. Un excellent « soundtrack » pour l’été!

(Écrit par : Coeur Noir)




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