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lundi, janvier 28, 2013

NOFX : Revue du 31 décembre 2012 à Montréal.


Comme toute petite fille ne tenant pas en place attendant le père Noël, bien assise devant le sapin immense dans mes yeux d’enfants, l’assiette de biscuits et le verre de lait bien ancrés dans mon regard périphérique pour être certaine de ne manquer aucune action, j’étais là, à l’Olympia de Montréal, le cœur rempli de nervosité me languissant du moment où le groupe embarquerai sur la scène. Sauf que « Nowel » étant passé j’anticipais donc le moment de franchir la nouvelle année avec un de mes bands punk rock favori de tous les temps, vous avez bien deviné, je vous parle sans contredit de NOFX!


Je m’emballe légèrement encore en n’en parlant et je voudrais partager immédiatement avec vous toute la folie, et je ne pèse aucunement mes mots ici, des jours précédant le fameux évènement. Car avouons-le, méchant coup de marketing pour NOFX que de terminer l’année en beauté, en concert avec nous, gens de Montréal, meilleur public selon le groupe lui-même. Facile à dire vous direz, mais moi, j’aime bien me plaire à y croire! Effectivement, les réseaux sociaux, les journaux, les fanzines et la populace entière ne parlaient que de cette venue légendaire pour célébrer la nouvelle année. Un bon mélange de tous les ingrédients essentiel pour passer un beau réveillon d’antan, bon alcool (Pabst à 8,00$), une foule de gens réunis (punks tous en sueur), une belle salle conviviale (l’Olympia de Montréal suintant le houblon avec un son des plus crasses) et évidemment de la musique traditionnelle (This music ain’t your f****** industry)! Finalement, ce réveillon fût rock à souhait et j’en aurai pris pour encore deux heures! Mais NOFX ne venait pas seul sur scène. Comme tout bon show qui se respecte, il y a avait pour nous faire exploser d’impatience, les fameuses premières parties. KABOUMMM !!!

Le son commence donc à me percer les oreilles hardcore et je me dis, merde le son est pourri ici! Un des petits hics de la soirée qui m’a laissé un peu froide en ce jour de show du nouvel an, vous pigez le jeu de mot ici? La première partie se faisait par un groupe de Montréal, enregistré sur Stomp Record, s’appelant BCASA. Dégageant une énergie sans borne, ce groupe au bassiste maigre sèche ne devrait laisser personne indifférent. Que ce soit dû à leur look pré pubère, leurs riffs de guitare accrocheurs et rapides ou leurs cris de Teenage Mutant Ninja Turtles, ils nous lancent le tout, et ce sans prétention, drette dans le visage. Donnant dans un style punk-rock/garage pas unique mais qui sonne comme une tonne de brique, ils déplacent de l’air et occupent bien la scène, ce qui, selon moi, est un atout majeur, surtout lorsqu’on fait la première partie de NOFX. Ils écrivent d’ailleurs ceci sur Facebook: «This Monday, we will get the honor of playing with teenagehood idols of ours, NOFX. I really hope there is also free cheese. It will be a fabulous evening, and you should come. Much love to the universe. Happy New Year. ». Nous, on aime ça des p’tits gars reconnaissants et dieu merci, ils ont réussi avec brio à livrer une première partie bien solide!

Suivait ensuite le groupe psychobilly The Creepshow avec la nouvelle chanteuse, Kenda Betty Buckley Legaspi, remplaçant Sarah « Sin » Blackwood, qui, elle-même remplaçait sa grande sœur Jen Blackwood. D’ailleurs nous savons que plusieurs conflits internes ont emmené plusieurs changements au sein du groupe. Notamment le kick out de notre belle Sarah Sin, mais aussi le départ du drummer, Matt Pommade. Bref, laissons de côté la mouvementée bio du groupe et parlons de leur performance. Humm, bon. Mes attentes étaient incommensurables et sans surprise j’ai été déçue. J’ai trouvé leur jeu mou, la voix sans portance n’arrivait même pas à me faire hausser les épaules, malgré les tounes qui me font naturellement trémousser. La chanteuse descend de la scène; son moment fort de la soirée. Il y avait un pit bien potable par contre, l’énergie y était dans la salle. Montréal = Public de dieu, voilà tout, mais sinon, rien à mon avis, n’est venu déchirer l’ambiance. Il ya eu quelques titres intéressants évidemment; Rue Morgue Radio que j’ai bien apprécié entre autre mais sans plus.

SNUFF! Le retour de la vague déferlante à laquelle je m’attends en allant voir un show punk rock. Je me suis d’ailleurs bien laissée engloutir par cette vague et aussi par la bière qui commençait à bien circuler dans mes veines. Rappelons-le, la fameuse Pabst à 8,00$! Est-ce pour cette raison que je commence à plus apprécier la soirée et à ne plus me soucier du son médiocre? Je vous laisse tirer votre propre conclusion. Trêve de plaisanteries, la formation de 1986 nous a enfilé de bons vieux classiques tels que : «Nick Northern», «Walk», «Arsehole» et enfin, presque toutes les chansons sur les compilations Fat Wreck. Clavier bien juste, rythmes endiablés et j’ai envie de danser, c’est toujours bon signe! Je me surprends même à faire quelques beats de « air drums ». L’ambiance commence à être assez explosive merci!

Les douze coups de minuit n’ont toujours pas sonnés et je suis, oh mon Dieu, tellement énervée. Je me fais mille et un scénarios dans ma tête et je me demande ce que les gars de la formation californienne nous ont bien concocté pour franchir le pas de la nouvelle année. Je m’attendais à tout, sauf voir Melvin et Fat Mike arrivés accoutrés en effeuilleuses burlesques. La foule a bien réagi au quatuor déjà chambranlant d’alcool. Je vous informe également que j’avais mes fameux billets depuis la fin de septembre et que depuis tous ces mois, je me croisais doigts et orteils en espérant qu’ils me jouent, à moi personnellement l’épique, la seule et unique; «The Decline». J’ai à peine eu le temps de transpirer que nous étions déjà arrivés au traditionnel décompte. L’alcool étant ce qu’il est, je me trompe dans les chiffres, je saute partout, je donne des sidekicks et je me dis enfin : « Ça y’est, ça y’est, ils vont ME jouer «The Decline», c’est sur! ». Toute la salle entonne à l’unisson 5-4-3-2-1… HAPPY NEW YEAR! Sans confettis et encore moins «The Decline». Elle n’est d’ailleurs jamais arrivée, comble de malheur. Mais les jeunes punk rockeurs réunis à l’Olympia sont plongés en plein délire, c’est l’anarchie dans la place, il fait chaud, c’est irrespirable, les murs tremblent sous la distorsion des guitares. NOFX donne tout un spectacle! Les gens sprintent vers le « pit » sur les planchers houblonnés et évidemment comme des kids, les garçons de gonflent le « chest » tels des coqs dans la basse-cour. Quelle soirée où nous avons eu droit aux incontournables : «Stickin’ in My Eye», «Linoleum»,«Champs Élysées», «Murder the Government», «Eat the Meek», «Fuck the Kids», «Separation of Church and Skate», «Franco Un-American» etc. Les garçons sont dignes de la populaire troupe de rock qu’est NOFX, ils ne s’étalent par sur le sujet, font de cours intermèdes et enchaînent rapidement, tempos rapides, tounes après tounes, pas l’temps de niaiser!

Pour terminer, Montréal; nous puons, suintons, vomissons, nous sommes le rock!

(Écrit par : Val Longpré)

LIENS DES SITES :
Site Web : Nofx.org
Myspace : Myspace.com/nofx
Facebook : Facebook.com/pages/NOFX-Official-Page/180985116576

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