NOS PLUS RÉCENTES CRITIQUES :

Off To Nowhere
Forus
Motorleague
Moovalya
Lagwagon

DeeCracks
DLD
Miracles
Planet Smashers
Not Scientists

samedi, juillet 07, 2012

White Lung : Critique du LP « Sorry ».

Je viens tout juste de mettre la main sur « Sorry », le nouvel album de White Lung qui vient de sortir sous l’étiquette Deranged records. ***Attention : À ne pas confondre avec l’excellente formation montréalaise Young Lungs qui font d’ailleurs sensiblement dans le même style***


Depuis sa formation en 2006, White Lung (Victoria, CB, CA) nous propose un punk/post-punk fort agréable et très rafraîchissant. Leur style bien à eux se démarque avec sa fougue, son authenticité et son sens de l’urgence sans précédent. Le tout est simplement décapant et vivifiant. Ce qui est encore plus magnifique dans tout ça, c’est que le vocal est occupé par une femme. Oh oui messieurs, par une femme! White Lung c’est donc du punk incisif et corrosif au doux vocal féminin. Alors, qu’est-ce qu’on peut souhaiter de mieux?

Toujours sous la bannière de Deranged records et sorti en 2010, leur premier long jeu, « It’s the Evil », fût proclamé (rien de moins!) album punk de l’année par le mensuel « Exclaim! ».
« It’s the Evil » est un bon album avec une tonalité qu’on a rarement l’occasion d’entendre de nos jours. De là à le proclamer album punk de l’année, c’était peut-être un peu tiré par les cheveux. Mais bon, tant mieux pour eux, n’est-ce-pas? Par contre, pour ce qui est de leur nouveau né, « Sorry », je suis bien obligé d’avouer que j’ai littéralement été soufflé par ce dernier. Wow! Carrément, wow!

Dès le départ, ça se sent et ça s’entend. White Lung a gagné en maturité et leur musique a évoluée avec eux. Ils nous proposent toujours de courtes pièces bien balancées et surtout, bien envoyées et s’assure de garder son côté « garage rock » inesthétique. On dirait que c’est plus sec, plus sale, plus rapide. Ça veut foutre le feu aux poudres et c’est sans fioritures inutiles et, à mon avis, White Lung on su viser juste et on utilisé leurs atouts à la perfection cette fois.

D’accord, ils ne sont pas des virtuoses comme Jimmy Page ou Stevie Ray Vaughan et bien que leur approche reste simpliste au plus haut niveau - la batterie tambourine, la basse bassonne, la voix chantouille et c’est tout, mais on s’en fou, non? Après tout, le punk n’existe pas pour impressionner mais plutôt pour être à contre courant et remettre les pendules à l’heure quand l’horloge se doit d’être re-crinqué – mais ils arrivent à nous le faire oublié aussitôt dit.

De ce fait, il faut absolument soulever le travail effectué avec les guitares qui œuvrent constamment en petites notes hyper mélodiques tout en gardant un côté « crunchie » et « hard » qu’on arrive facilement à apprécier lorsqu’ils se présentent à nous. Tout ceci s’incorpore subtilement mais solidement dans la structure des morceaux qui sont tous et chacun découpée aux lasers et composée avec une efficacité percutante. L’album s’écoute d’un seul trait et nous laisse avec l’envie de le refaire jouer immédiatement.

Il y a aussi ce petit quelque chose de plus avec White Lung. Comme une trame de fond furieuse. Comme si la formation était en colère et déversait son fiel sur tout ce qui bouge. Je ne peux pas cacher le fait que j’adore ça - J’adore cette « vibe » de punk rock enragé qui vous donne le goût de lancer vos chaussures à un ministre et de crier à tue-tête son mécontentement ou encore de descendre une dizaines de bières pour ensuite envoyer paître le reste de la planète. Rien de mieux pour se changer les idées, non?

Pour revenir à la musique, la formule utilisée a, bien entendu, déjà été utilisée à maintes reprises mais White Lung réussi la réanimer à sa façon et ça fonctionne très bien. Je vous jure, vous danserez avant le refrain de la première pièce.

La seule note négative que je peux trouver à « Sorry » est le fait que parfois, la voix de la chanteuse peut sembler « criarde », peut venir agacer le tympan et peut-être aussi la courte durée de l’album (10 titres pour à peine 15 minutes) mais sinon, rien de plus, c’est parfait !

Je crois que si Exclaim! se cherche un autre album punk de l’année en 2012, White Lung pourrait peut-être se voir attribuer ce titre pour une deuxième fois mais juger en par vous-même en écoutant le premier extrait, soit « Take the mirror ».

(Écrit par : Coeur Noir)

VIDÉOCLIP :
Titre : Take The Mirror
Album : Sorry
Année : 29 Mai 2012
Label : Deranged Records

LIENS DES SITES :
Tumblr : Whitelung.tumblr.com
Bandcamp : Derangedrecords.bandcamp.com/album/sorry
Myspace : Myspace.com/whitelungwhitelung
Facebook :Facebook.com/whitelung

1 commentaire:

  1. Vous m'avez convaicu je pense qu'elles sont au pouzza (j'ai vu un band avec le nom lung dedans)
    entk si c'est elles je vais aller les voir...j'ai meme cheker un autre clip pis c'est aussi convaincant!!thanks
    Serge

    RépondreSupprimer