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vendredi, mai 10, 2013

Streetlight Manifesto : «The Hand That Thieve».

Quand Streetlight Manifesto annonce un album, la scène ska-punk au complet retient son souffle et se dit avec soulagement «tant qu'ils nous sortent des albums, il y a de l’espoir pour la musique actuelle». 

 
La formule magique ne change pas pour ce troisième opus du groupe du New-Jersey, l'album est présenté différemment, plus tranquille et mélodique par moment, mais il restera la trame sonore de votre été. «The Hand That Thieve» est disponible sur Victory Record depuis le mardi 7 mai 2013. D'ailleurs, c’est le dernier album qui les retenait avec le label Victory Record, cette aventure avec le label c’est avéré à être le pire cauchemar du groupe.

Il faut comprendre que le groupe a joué avec le malheur et que la malchance leur à toujours répondu de façon assez direct. Leur premier album à couter trop cher à rembourser et, au final, le groupe n’a jamais vraiment réussi à le rembourser ce qui fait, mes chers lecteurs, qu’ils n’ont pas fait une cent avec les ventes d’album. Chose frustrante pour un groupe qui donne autant à chaque album. Imaginez: vous savez que ce que vous faites est excellent, car ça vous prend tout votre temps et que vous sacrifiez tout ce que vous avez. 

Vous continuez quand même de faire de la musique malgré que vous avez, à deux reprises, tout perdu (lors de deux tournées différentes, des voleurs imbéciles ont volé la van), mais la compagnie garde l’argent précieusement à des fins louches et pour des bands pas vraiment bons. Ça finit par devenir un cocktail dangeureux et explosif, ce qui est arrivé avant la sortie de l’album qui a été retardé à plusieurs reprises. Une lettre du groupe dénonce le manque d’intérêt de la compagnie et le mauvais vouloir de celle-ci envers eux et le côté inhumain venant d’une compagnie punk-ska-hardcore autant établie.

Malheureusement, le groupe annonçait dernièrement dans une lettre, une nouvelle dévastatrice, la nouvelle a jeté tout le monde par terre: Streetlight Manifesto annonce qu’il y aura une dernière grosse tournée pour cet album mais que ce sera tout, qu'il n’y aura pas de tournées par la suite, celle-ci est la dernière. Une chose très compréhensive après toutes les déceptions et les difficultés du chemin emprunté. 

Chose sûre, plusieurs sont déçus, dont moi le premier, mais je sais qu’il nous restera un rendez-vous pour saluer tout le génie de ce groupe ska qui est, pour moi, le meilleur de tous les temps par leur fougue, originalité et, surtout, leur virtuosité. Thomas Kalnoky, chanteur de la formation depuis leur début, ex-Catch 22, n’écrit pas que quelques lignes, il écrit de longs textes difficiles à chanter et, imaginez, aussi difficiles à se rappeler! Il y une rapidité qui défit les normes et qui prouve que son talent n’a pas de limites. Streetlight Manifesto nous offre une suite logique aux «99 Songs of the Revolution Vol. 1» et à «Somewhere In the Between», il est rempli d’amour, de passion et, surtout, de bonnes intentions.

Les pièces sont longues, bien conçues, s’enchaînent bien, sont mélodiques et pleines de bonheur! C’est un album qui vous ouvre le cœur et qui vous fait réfléchir. C’est un album riche en influence et qui offre un niveau de virtuosité impressionnant: il montre l’évolution et la maturité de cette formation qui n’a pas de compromis musicaux, ils ont donné leurs tripes et ce, pour une troisième fois! Depuis leur formation en 2002, le groupe a lutté contre vents et marrés et on retrouve la force de caractère du cette formation tout le long de l’album. 

Les chansons sont longues mais passent rapidement et c’est d'ailleurs un moment fort agréable de réaliser, à la fin, qu’on veut plonger encore dedans. On y gagne vraiment à l’écouter à quelques reprises puisqu'il est complexe et bourré de références et de reprises. Une vraie pièce digne de ce groupe qui ne déçoit pas et qui conquiert le monde musical depuis plus de onze ans. Allez le chercher dès maintenant. Vous allez adorer!

(Écrit par : Dj Punkassbed)

MEMBRES :
Tomas Kalnoky

Mike Brown
Mike Soprano
Jim Conti
Delano Bonner
Chris Thatcher
Chris Pazsik

DISCOGRAPHIE :
Everything Goes Numb 2003 - (Victory Records)
Keasbey Nights |2006 - (Victory Records)
Somewhere in the Between 2007 - (Victory Records)
99 songs of revolution 2010 - (Victory Records)
That Hands That Thieve 30 Avril 2013 (Victory Records/Pentimento Music Co.)

LIENS DES SITES :
Facebook : Facebook.com/SManifesto

1 commentaire:

  1. Excellent article, vraiment. J'aurais pas pu dire mieux.
    Juste un truc, Mike Soprano, Delano Bonner et Chris Pazzik ne font plus partie de la formation.

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