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dimanche, novembre 18, 2012

Brother Bear/State Faults : EP «Head in the cloud».

Je ne suis pas vraiment un amateur de screamo, loin de là. J’ai même tendance à fuir cette scène comme la peste, mais à mon grand étonnement, il arrive parfois que certains groupes captent mon attention et me font regretter mes préjugés parfois trop proéminents, alors je suis bien obligé d’avouer que j’adore ça.

La plupart du temps, les rares formations de ce style sur lesquelles j’accroche sont celles qui incorporent des éléments « planants post-rock shoegazés sur les bords » dans leur musique puisque, peut-être comme vous, il m’arrive à l’occasion d’apprécier le simple fait de pouvoir méditer tranquillement en écoutant une musique ambiante et enveloppante.

Comme je ne cherche pas toujours et constamment dans cette catégorie musicale, ce genre de découverte est assez rare pour moi mais, plus souvent qu’autrement, quand j’arrive à dénicher un son qui en vaut la peine, je tiens mordicus à vous le faire découvrir. Ceci étant considéré, la dernière de mes découvertes de cette trempe est un petit joyau de EP d’une formation du New Jersey qui se nomme LastLetters (vous pouvez lire le commentaire ici)

J’ai adoré ce EP et j’attends toujours impatiemment un premier long jeu de cette formation prometteuse mais, cette fois, ma rencontre du 4ième type est avec un groupe qui œuvre dans la même veine que LastLetters et qui est tout aussi intéressant, sinon plus, que ces derniers et j’ai nommé Brother Bear et leur EP « Head in the clouds ».

En provenance de la chaude Californie États-Unienne (Santa Rosa), ce quatuor se décrivant comme « 4 amis qui aiment jouer aux jeux vidéos » déploie une musique à forte intensité à l’ambiance mélancolique et froide qu’ils livrent avec force, passion et conviction. Évidemment, comme tout bon groupe de cette confession, on ne peut dire qu’une atmosphère vraiment joyeuse et « hop la vie » émane de ce que nous offre Brother Bear mais, l’ensemble n’est pas pour autant moins magnifique et appréciable.

Ce EP de plus ou moins 6 titres - si on met de côté l’échantillonnage et l’intro - est étoffé avec de superbes guitares mélodiques aux accents rêveurs posées sur une rythmique calme et prenante. Il saura vous émerger aussitôt dans sa musicalité envoûtante. Malgré que la partie vocale nous est hurlée d’anéantissement de A à Z, Brother Bear arrive tout de même à calmer nos démons et nous laisse, au final, avec un sentiment de plénitude relaxante sans pour autant être dépressif.

L’ambiance et les multiples arrangements sont riches d’ingéniosité et le travail des sonorités post-rock est réussi sur toute la ligne. C’est un travail exemplaire sur ce côté et « Head in the clouds » est une trame sonore parfaite pour savourer un verre de vin en bonne compagnie durant les longues soirées d’hiver qui s’annoncent glaciales.

Mais savez-vous quoi? Brother Bear ont changé de nom récemment pour devenir State Faults. Or, changement de nom n’implique pas nécessairement un changement musical pour autant car leur tout premier LP « Desolate Peaks », disponible sur Tiny Engines, évoque exactement le même sentiment que « Head in the clouds », c’est-à-dire brutal, mélancolique, mélodique, rêveur, froid et, vraiment, le seul hic de « Desolate peaks » (mais un hic colossal à mon avis) est la voix du chanteur qui m’agresse maintenant définitivement beaucoup.

Sur ce disque, j’ignore si c’est dû à la production ou encore à un choix du groupe, mais la voix est beaucoup trop aiguë et considérablement moins intéressante que sur leur premier EP. Elle n’a plus ce petit grain porteur d’une lourde intensité et d’une charge émotionnelle importante. On dirait qu’elle a perdu ce petit quelque chose qui me plaisait pour être remplacée par une voix qui ressemble à tant d’autres.

De plus, on la force beaucoup trop dramatiquement sans que quiconque en tire quoi que ce soit, sinon que des fausses notes et un agressant tiraillement aiguë et douloureux pour les tympans et ce, dès les premières secondes de « Desolate peaks ». C’est dommage parce que, pour ma part, ça gâche vraiment tout puisque, même si moins planante, la musique reste tout de même de la qualité de « Head in the clouds », soit, excellente.

Je ne vais donc pas vous recommander « Desolate Peaks » de State Faults. Je vais plutôt me borner à vous conseiller Brother Bear et son excellent EP « Head in the clouds ». Si jamais vous décidez d’être curieux et que ce EP ne vous suffit pas, prenez le temps de porter une oreille à State Faults mais sans avoir d’attente au-delà du sentiment d’un lundi matin dans le métro et l’anticipation d’une autre semaine de travail devant vous, donc banale, répétitive et extrêmement irritante.

Bon, d’accord, j’en mets probablement un peu trop mais mes oreilles saignent en ce moment… Pour les fans de Funeral Dinner, Saetia, Rinoa et bien évidemment, LastLetters.

(Écrit par : Coeur Noir)

LIENS DES SITES :
Site Web : Statefaults.com
Facebook : Facebook.com/statefaults
Facebook Brother : Facebook.com/wearebrotherbear

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