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mercredi, octobre 16, 2013

Top 5 album : Groupes locaux, Ced Hangover.

Dans les prochaines lignes, tu vas peut-être apprendre quelque chose si, admettons, t’as été congelé pendant les cinq dernières années, Walt Disney style Y.O.L.F. Mais si t’étais à Montréal à l’Absinthe, à l’Esco ou au festival de la buche, tu sais de quoi je parle.

Donc, voici mon Top 5 (pas en ordre, parce que c’est juste impossible à classer) de mes albums favoris de la scène émergente locale. P.S. : Oui chu un licheux de cul!





The Sainte Catherines – Dancing For Decadance



Bon, je commence par eux parce que c’est genre le all time favorite de tout le monde (ass licking, c’est pas mal là) je sais ben que dans notre monde, on aime faire semblant pis avoir l’air « Jaded » (demande à Guilhem) mais criss cet album-là, c’est juste une merveille. L’apogée du punk pesant, le comble de trop de musiciens sur stage, mais qui sonne à mort. La preuve que tu peux avoir une voix … une voix de «Those Stars Are for You» pour bien dire pis finir en légendes, sortir un album chez Fat Wreck, parce que t’es allé perdre six mois d’économie à manger des cannes de thon dans une van pourrie autour des États-Unis.

Les Ste-4 sont l’âme de l’esprit indépendant (D.I.Y.) punk Montréalais, ils m’ont inspiré profondément dans ma vie, mes valeurs et mes choix, et ils continueront, même séparés, à nous faire lever le poil des bras. Cet album-là est un 'must' de la grosse musique sale qui rentre dedans, des tonnes de refrains plus accrocheurs que la toune dans l'annonce du Clan Panneton, pis des riffs qui te font penser « tabarnak, pourquoi j’ai pas composé ça, moi? » Ça sonne comme de la Pabst, de la poutine et des cigarettes et puis on aime ça en maudit. De quoi faire sortir le petit punk intérieur de n’importe quel individu.



The Hunters – Promises



Pour moi cet album-là, ça a été vraiment qui m’a fait ouvrir les yeux et qui m’a fait enlever mon spray net de mon mohawk, tsé quand tu fais « ah ouin y’ont passé de «Dissents Last» à ça?, WOW! » Puis, j’me souviendrai toujours du spectacle au Scanner à Québec, il y a environ un an, avant la sortie de l'album «Promises», où après une couple de bières, j’étais allé voir les Hunters après leur prestation pour leur dire : « Eille guys, c’est de la criss de marde vos nouvelles tunes! » Et eux de répondre simplement : « Va chier », je pense que le facteur 6.6p m’a sauvé cette fois-là héhé. Tout ça pour dire que, quand c’est finalement sorti, je l’ai écouté sur repeat pendant presque 1 an avec Ming pis la gang de Sorel.

«Promises» nous plonge vraiment dans un univers parallèle, on se sent enveloppé par la musique et la voix mielleuse de Dominic Pelletier. The Hunters a été vraiment un des premiers groupes indépendants à remplir mon charmant Pub O’Callaghan à Sorel-Tracy, dans mes débuts. Leur influence sur la scène a été plus qu’explosive avec leur signature sur le label montréalais Stomp Records. Ça a donné un réel regain d’espoir aux boys et à tous ceux qui les suivaient depuis un bon moment. J’étais là, à Québec, le soir de la St-Jean où ils ont appris qu’ils allaient être signés et j’peux vous dire qu’un beau moment de pureté et d’amour fraternelle comme ça, j’en ai pas vu souvent et c’est exactement ça «Promises».



Pl Mafia – Lendemain de veille



Le kid, la van et les horns. PL, c’est le genre de groupe festif de Montréal, j’veux dire, avec eux chaque spectacle, c’est comme la première fois que tu vas aux Foufounes à Montréal un mardi, impossible de revenir sans être trempé de bières et époumoné avec un gros sourire dans la face et ça donne aussi l'envie d'une pizza avec de la grosse mayonnaise bien graisseuse. En tout cas, dans mon cas, c’était souvent ça. Grosses chansons francophones de plusieurs road trips, les uns après les autres, le goût de rouler jusqu’à temps que le soleil se lève pis de fumer avec Mike.

Une belle gang de bons vivants, qui chantent simplement les hauts et les bas de leur vie, mais qui nous représente tellement, une délivrance de communications entre notre cœur et nos mots. Ils mettent en chanson ce qu’essaie d’exprimer une gang d'amis alentour d’une grosse caisse de bières, depuis tellement d’années. Ça fait du bien d'entendre ça sur disque, c'est rafraichissant, soulageant, rassembleur et honnête, ce qui se fait quand même rarement dans la scène punk francophone montréalaise. «Lendemain de Veille», ça été l’album qui m’a fait passé l’hiver 2012 et qui m’a donné le goût de partir en tournée en Gaspésie, en décembre, pour la simple raison d'avoir le sentiment d’avoir rien à faire, d’avoir rien à perdre.



BonVivant – Ôte la marde que t’a dans les yeux.



J’pourrais juste t’écrire les paroles de l’album «Ôte la marde que t’as dans les yeux», ça résumerait pourquoi BonVivant se retrouve ici dans mon top 5. Si tu me connais personnellement ou de proche, tu le sais que j’écoute rien que ça tout le temps et que je ris de Charles « Yolo » Parent. J’sais pas pour vous, mais mon été a été pauvre en rendement « marketing », j’ai perdu de l'argent à gauche, à droite et maudit que je l’attendais cet album-là.

Depuis le dernier EP, qui est, soit-dit en passant, extrême solide, j’ai été laissé sur ma faim, même si leur dernier est pas plus long que cinq titres, je vous jure, j’ai été comblé. Ça fait tellement du bien quand t’es cassé raide pis que tu vas te chercher une caisse de six bonnes bières de Pabst, un vendredi soir pour la boire dans la van, en face du bar, que tu gueules les paroles pour te sentir moins seul dans l’instant présent. (Ceci-dit, c’est peut-être parce que j’habite sur la deep Rive-Sud) mais de toute façon, ce EP-là, c'est l’anthologie de mes semaines, c’est vraiment le fun à entendre, merci BonVivant. Gros coup de cœur.



Brixton Robbers – Rocks And Cranes



Ahhhhhhhhh Captain Finger 2.0 ne pouvait simplement pas passer à côté d’une place ici. Les rois de St-Lambert ont une grosse place dans mon palmarès et ils le savent trop bien, faute de brosses interminables et de bro love aux quatre coins du Québec. C’est à cause d’eux que j’suis pauvre depuis deux ans, presque trois! Haha!

C’est aussi de la leur si je vis mes rêves tous les jours pis que j’suis heureux, fait qu’on va les pardonner. «Rocks And Cranes», c’était le mix parfait de punk/ska avec une grosse voix gueulée qui enlevait vraiment le trip de skanker aux rude boys, de la musique de circle pit sketch et de gars gras. Un album vraiment complet et bien écrit, joué et réalisé. Du gros fun noir sans se casser la tête mais en laissant le foie derrière. Y’est passé où Mark ?





Finalement, si tu me droppais sur une île déserte, ben j’amènerais ces albums-là, pis les gars (et Émilie) qui vont avec. On tofferait pas longtemps, mais ostie qu’on aurait du fun dans l’sable. Big up à La Punkerie, les promoteurs, agence de booking, label, travailleurs de l’industrie et à tous les bands de la relève, vous êtes tous beaux, bons et vous formez une communauté sans laquelle des gens comme moi n’auraient pas l’opportunité de travailler de leur passion dans la vie, merci.

(Écrit par : Ced 'Hangover' Francoeur)

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